lundi 10 janvier 2011

A défaut d'une option militaire voici ce que prépare le camp Ouattara



Les observateurs de la crise politique en Côte d’Ivoire savent qui de Gbagbo ou de Ouattara, exerce ou a la réalité du pouvoir. Et les notes qui circulent dans le milieu des diplomates accrédités en Côte d’Ivoire, en disent suffisamment sur la déprime de Alassane Ouattara. Ils ont soutenu ce candidat malheureux à l’élection présidentielle Ivoirienne, comme l’auraient fait par solidarité, tous les cavaliers dans leur relation avec les chevaux africains qu’ils dressent et sur lesquels ils se prélassent au gré des saisons.

Alassane Ouattara, le mauvais perdant du scrutin présidentiel du 28 novembre dernier, qui s’est réfugié dans un hôtel 5 étoiles, le golf Hôtel, où il vit dans l’illusion du pouvoir d’Etat, connaît un drame intérieur étouffant. Plus le temps passe, plus Alassane perd de sa crédibilité en restant bloqué au Golf hôtel. Ses « maîtres » lui font croire qu’il (Alassane) dispose du contrôle des comptes de la Côte d’Ivoire à la BCEAO et du soutien de l’UE, de Washington et de l’ONU. Pour autant, l’homme n’arrive pas à inverser la situation à l’intérieur du pays. Depuis quelques jours, de nouveaux soutiens africains à SEM. Laurent Gbagbo se manifestent.

Pour l’instant, pensent certaines chancelleries occidentales, à part l’Angola, certains pays comme le Tchad, le Mali et l’Algérie ne souhaitent pas durcir plus le ton vis-à-vis de Gbagbo mais envisagent plutôt une sortie de crise « négociée ». De nombreux diplomates en poste à Abidjan estiment que le Président Gbagbo dispose toujours (en coulisse) de solides soutiens russes, chinois, indiens et israéliens. Enfin, le Vatican, via le Cardinal MADTHA, serait favorable aux idées du Président Laurent GBAGBO. Toute chose qui explique la sérénité du Président de la République et du gouvernement studieux que dirige le Premier ministre, le professeur Aké N’gbo. L’Etat est au travail. La République est dirigée. Les ivoiriens qui ont été responsabilisés à de hautes fonctions, continuent à contrôler les leviers de l’Etat et des secteurs stratégiques, comme la raffinerie d’Abidjan ou les ports d’Abidjan et de San Pedro (ouest du pays), les centrales électriques de CIPREL et d’AZITO.

Quant à Alassane, il crie dans le désert. Ses différents appels à la grève (opération ville morte), à l’incivisme fiscal, et aux marches de protestation ne prennent pas. L’armée reste fidèle au chef de l’Etat. Des dissensions entre Alassane Ouattara ett Guillaume Soro son lieutenant de la rébellion armée, commenceraient à apparaître.

De source très proche de la « république hôtelière du Golf »,ces deux hommes n’arrivent pas à s’entendre sur un point : « Renverser Gbagbo par la force ou une partition du pays dans un premier temps afin de consolider leur base « nordique ». Alassane Ouattara qui n’aime pas aller au charbon, croit cependant aux stratégies d’étranglement financier et d’isolement diplomatique afin que le Président élu renonce au pouvoir. Mais il se rend compte, jour après jour, depuis sa bull du « golf hôtel » que l’Etat ivoirien dispose de ressources suffisantes jusqu’en mars 2011 et même au-delà. Dans un tel contexte, celui qui n’est pas dans la vérité mais dont l’objectif est de rétracter le temps, par des coups d’état permanents, ne peut que perdre le nord.

En effet, alors que Gbagbo parle de paix et de dialogue, Alassane sert un discours totalement guerrier au monde entier. Ouattara ne fait pas mystère de sa volonté d’attenter à la vie du chef de l’Etat. En parlant de « fruit pourri » qui serait cueilli par des mercenaires qu’il entend faire venir de la Cedeao ou d’Amérique du sud. Il faut rappeler que le régime de Bédié avait mis à prix la tête de Ouattara. Bédié avait émis contre Alassane Ouattara un mandat d’arrêt international pour « faux et usage de faux en matière de nationalité ». Depuis lors, le fugitif devenu apatride s’était mis à l’idée de renverser le chef d’Etat. En avant goût, il déclarera ceci : « …Je frapperai ce régime moribond, il tombera comme un fruit mur ».La suite, on la connaît :Henri Konan Bédié a été balayé par un coup d’état militaire.

LA main de Ouattara selon les sachant, n’était pas loin. Aujourd’hui encore, cet homme violent, veut récidiver. En faisant des clins d’œil et autres appels de pied aux forces étrangères. IL les invite à envahir « son »pays. Précisant que, contrairement aux craintes de « guerre civile »évoquées par l’ex chef d’Etat d’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, Alassane affirme que cela se passera « facilement ».Puisque selon lui, il s’agira de venir enlever du pouvoir par la force, un individu : Le Président de la République. Elu par un peuple souverain.

Là –dessus, la position du Ghana voisin est sans ambigüité : « L’Ecomog se fera sans nous, en Côte d’Ivoire ».Ce pays « désistant », n’est pas le seul à penser ainsi, au sein de la Cedeao. A titre de rappel : Les états-majors des pays membres de la CEDEAO, avec l’aval d’une certaine Union Africaine, ont conçu un plan d’action militaire en cabinet. Cette action sur le terrain est, aux dires des spécialistes, sans aucun doute, nettement plus difficile à mettre en place et demande des moyens en hommes et en matériel conséquents. Les partisans de cette option estiment que la solution de pénétration ne pourra se faire que par le nord avec l’appui des rebelles de Ouattara (FAFN ) via les frontières du Burkina Faso, du Mali et du Libéria et sa durée devra être inférieure, pensent-ils, à 15 jours pour éviter un enlisement. En cas d’intervention d’hommes issus d’autres rangs que l’armée traditionnelle, ces va-t-en guerre qui font abstraction de la main tendue au dialogue, du président Ivoirien à son opposant et à la communauté Internationale (création d’un comité d’évaluation du processus électoral), croient que le Président Gbagbo peut compter sur son armée et son peuple, notamment les jeunes patriotes.

Par ailleurs, certains pays africains pourraient interpréter ce type d’intervention comme une menace à moyen terme. Le refus du Ghana voisin de participer à une quelconque force militaire de la Cedeao (Ecomog) en est une illustration. Les « amis » d’Alassane sont convaincus que, au niveau des émissaires actuels de la CEDEAO, le Bénin et le Cap Vert sont des soutiens de longue date à Laurent GBAGBO, ce qui permet d’envisager une médiation débouchant sur un plan de sortie de crise qui ferait gagner du temps au camp GBAGBO. A l’Union Africaine, l’Angola et ses alliés, disent-ils, soutiennent le Président Gbagbo. Le Tchad et l’Algérie seraient aussi disposés à soutenir une sortie de crise négociée. L’Algérie et le Tchad disposent de liens de longue date avec le président GBABGO.

Enfin, le nouveau président du Ghana, John Atta MILLS a depuis plusieurs années des relations plus qu’amicales avec le Président Gbagbo. La Gambie serait aussi un soutien crucial pour Gbagbo si sa mise au banc des nations se poursuivait. Ce pays, expliquent des diplomates occidentaux, dispose de liens particuliers avec le Venezuela et l’Iran et pourrait servir de relai pour contourner un embargo militaire et économique. La stratégie actuelle de la communauté internationale, en plus de l’isolement diplomatique, qui n’est pas évident, est d’étrangler financièrement la Côte d’Ivoire. Mais l’état ivoirien dispose de suffisamment de ressources pour lui permettre de voir venir mars 2011.

La campagne de cacao a permis d’encaisser plus de 150 milliards de CFA de taxes versées sur des comptes de l’Etat. Les exploitations pétrolières de l’année 2011/2012 ont été vendues à l’été 2010 à des traders (russes et suisses pour la plupart). On estime à plus de 50 millions de dollar les montants liés au pétrole. Ces diplomates pro Alassane annoncent dans leur tourment que le Président Ivoirien « va désormais renoncer à payer la dette extérieure de la Côte d’Ivoire, ce qui va soulager les finances publiques de plusieurs milliards de CFA .

Dans ce contexte, la nébuleuse qui s’affirme ou se cache derrière Alassane Ouattara est à la recherche d’un autre plan « B » : Une partition du pays. Cette perspective ne devrait pas apparaitre à court terme, mais doit être envisagée dans les Plan de Continuité d’Activité (PCA) si la crise dépasse la date butoir de la fin mars 2011. La coalition mafieuse qui instrumentalise Alassane Dramane Ouattara, complote contre le chef de l’Etat ivoirien en actionnant plusieurs leviers. Notamment : - La politique d’étranglement financier de la Côte d’Ivoire.Elle espère que cela va entrainer des difficultés d’approvisionnement en nourriture et en carburant. Et que ceci entraînerait rapidement une hausse significative des denrées alimentaires de base (riz, huiles, viandes…) et du gaz. De leurs bureaux ,ils dessinent les perspectives : « Cette période est la plus sensible.Elle débuterait mi-février. » Elle se traduira selon les hommes de Ouattara, par une augmentation de la délinquance, des rackets policiers et de multiples manifestations dans les quartiers populaires d’Abidjan et dans les grandes villes du pays. Tout ça, pourrirait l’ambiance entre le peuple et celui à qui il a remis le pouvoir, c’est-à-dire, le Président Gbagbo. La mafia, par anticipation dit qu’ « il faut aussi prévoir vis-à-vis des chefs d’entreprise de fortes pressions financières provenant de chefs miliciens et des institutions fiscales » qui engendreront des arrestations arbitraires et/ou des menaces physiques…ça sent le complot !!!Et les comploteurs recommandent à tous de : « Rompre tout contact ou ne pas engager de moyens locaux avec des entreprises ayant des actionnaires étant présents sur les listes de sanctions de l’UE, de l’ONU et des Etats-Unis. » « Ne pas organiser l’envoi de missionnaires en Côte d’Ivoire jusqu’à la fin mars 2011 ».

Heureusement que tout ce qui se trame dans le noir est su et que la main de Dieu est sur la Côte d’Ivoire.

CRISE POST ELECTORALE: Le téoignagne de Gary Lane, grand reporter international sur la chaîne de télévision CBN News



Contrairement à nombre de ses collaborateurs, Gary Lane, grand reporter international sur la chaîne de télévision CBN News, vieille de 50 ans et bien implantée aux USA, n’a pas voulu parler de la Côte d’Ivoire en restant dans son pays. Il est venu sur les bords de la lagune Ebrié. Il a entendu, vu et senti. Témoignage sous le titre « Pourquoi GBAGBO refuse de partir » …

ABIDJAN, Côte d'Ivoire –Depuis les premiers jours de la nouvelle année, j’ai rencontré en Côte d'Ivoire officiels du gouvernement et j’ai parlé aux victimes de violences liées aux récentes élections. J'ai également rencontré le président, déjeuné avec la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO, et même assisté à une réunion exclusive avec tous les sept membres du Conseil constitutionnel.

Conclusion? Le Président Gbagbo ne démissionnera pas parce qu'il est le vrai vainqueur de l'élection présidentielle.

Blé Goudé, ministre du gouvernement de la Jeunesse et de l'Emploi, compare le contentieux électoral à la présidentielle de 2000 aux États-Unis. Vous souvenez-vous des confettis suspendus et l’interminable décompte des voix en Floride?
La Cour suprême américaine, conformément à l’autorité que lui reconnaît la Constitution des États-Unis, est intervenue et a déclaré vainqueur George W. Bush. Al Gore s’est incliné avec élégance et Bush a prêté serment comme président.

Ici, en Côte d'Ivoire, les résultats des élections ont fait l’objet de débats entre les membres de la Commission électorale. Les commissaires se sont mis d’accord sur les résultats de 14 provinces, mais ceux de cinq autres ont été contestés. Le délai de trois jours imposé à la Commission électorale pour la proclamation des résultats n’a pas été respecté.

Conformément à la loi, le contentieux électoral a été transmis à la Cour constitutionnelle où - les sept membres qui le composent, après l'examen des preuves de la fraude électorale - a estimé que 500.000 bulletins de vote n'étaient pas valides. Ils ont déclaré Gbagbo vainqueur. Il a prêté serment - conformément à la Constitution - en tant que président.

Mais contrairement à Al Gore, OUATARRA s’accroche malgré un scrutin frauduleux. Pouvez-vous imaginer Al Gore organisant sa propre cérémonie d'investiture ? C'est ce que OUATARRA a fait sans l'approbation du Conseil constitutionnel comme l'exige la loi ivoirienne.

OUATARRA et ses partisans affirment que Gbagbo a été désigné président par ses amis politiques au sein du Conseil Constitutionnel, mais quand je les ai rencontrés cette semaine, ils m'ont paru être d’honnêtes hommes et femmes intègres. Certains sont titulaires d’un doctorat et sont bien rompus au droit constitutionnel ivoirien. Ils ne ressemblent pas à des politicards. Bien au contraire, j’ai eu le sentiment que j’étais en présence des esprits juridiques les plus brillants de Côte d’Ivoire.

Entre-temps, OUATARRA a ses propres amis à la Commission électorale. Le président de cette Commission a annoncé Alassane OUATARRA comme gagnant. Non pas en présence des représentants des deux candidats, et non pas en présence des autres membres de la commission, et non pas au siège de la Commission – toutes choses contraires au droit ivoirien. Au lieu de cela, il a agi seul et a fait l'annonce au Golf Hôtel, quartier général de campagne de OUATARRA.
OUATARRA a prêté serment comme président, mais pas devant le Conseil constitutionnel comme l'exige la loi.

J'ai interrogé des témoins et des victimes de la fraude et de la violence du jour du scrutin dans les régions Nord et Centre du pays contrôlées par les rebelles. Ils m'ont parlé des bureaux de vote qui ont fermé tôt et des urnes qui ont été bourrées par les rebelles. Ils ont raconté comment des rebelles armés ont tenu les gens à distance des lieux de vote. Certains partisans de Gbagbo et de responsables de bureaux de vote ont été brutalement attaqués. J'ai interviewé une représentante de GBAGBO qui a été agressée, violée et laissée pour morte.

J'ai également vu des résultats de différents bureaux de vote du Nord. Plusieurs bureaux de vote ont enregistré zéro voix pour Gbagbo, alors même que plusieurs personnes avaient voté pour GBAGBO dans ces mêmes bureaux de vote au premier tour de l'élection présidentielle. Certains bureaux de vote ont enregistré plus de suffrages exprimés que le nombre de personnes qui y étaient effectivement enregistrées.

Très tôt aujourd'hui, j'ai interviewé deux personnes hospitalisées, victimes de la fusillade du 29 décembre perpétrée par des « forces de paix » des Nations Unies. Beaucoup de gens, ici, dans la capitale d'Abidjan – disent que les troupes de l'ONU ne les protègent plus et qu’elles ne sont pas impartiales dans le présent différend (L'ONU supporte OUATARRA). Ils disent que l'ONU n’est plus le bienvenu et ils veulent qu’ils quittent le pays.

Ainsi, le président chrétien de la Côte d'Ivoire refuse de démissionner. Il dit qu'il veut protéger son pays contre le génocide qui peut être perpétré par les rebelles et leur ancien chef, OUATARRA. Il dit que les élections ont été frauduleuses et la France, aux Etats-Unis et l'ONU se sont empressés de porter un jugement. Il demande une enquête internationale. Washington et la communauté internationale devraient lui donner l'occasion de présenter les éléments de preuve.

dimanche 9 janvier 2011

Après l'avoir faite censurer, Ouattara pirate le site de la RTI



Le 22 décembre dernier, les habituels télespectateurs de la Radio Télévision Ivoirienne - encore plus nombreux en période de crise post-électorale - eurent la désagréable surprise de découvrir qu'ils ne recevaient plus les programmes de la chaine nationale... Quelques jours plus tard, après que nombre d'abonnés aient rendu leur bouquet Afrique, mécontents, dit-on, de l'absence d'explications acceptables, on s'aperçut qu'en défintive, dans une bonne partie de la Côte d'Ivoire elle-même, hors d'Abidjan, on ne recevait plus non plus RTI...
Puis, au bout de quelques jours, et après une absence de confraternité et de solidarité remarquable de la part des médias occidentaux (à part RSF), et après aussi que les sarkonneries passées, on fut revenu dans ces mêmes médias à davantage de pondération, les images semblèrent revenir... C'était pour mieux repartir... Hier à 3H57 précisément, le site web de la même RTI a été piraté ou hacké... par les ouattaristes. Une pseudo "Une" de la version ouattarisée du site propose une photo de Ado avec Bédié (nettement moins présent à la Primature), un message annonçant que Laurent Gbagbo ne faisait que retarder l'inéluctable installation de leur candidat à la présidence et un lien qui renvoie vers le site de campagne du candidat Ouattara...Un "pirate" vient de passer.
Oh comme ça ressemble à un coup d'élèves studieux et "audacieux" d'agence de comm' cyniques qui se payent sur une bête qui commence à se demander qui pourrait bien l'aider..

samedi 8 janvier 2011

Sarkozy fait débarquer des mercenaires à Dakar


C’est une information de première main. Et à prendre au sérieux. parce que la France dans sa volonté d’attaquer la Côte d’Ivoire est prête à tout. Sarkozy multiplie de ce fait, les actions envers les Usa et certains pays de la sous-région à savoir le Nigeria et le Sénégal. De grandes oreilles occidentales révèlent en effet, des mouvements suspects de militaires à Dakar, la capitale sénégalaise. Le 2 janvier, deux avions de transport de troupes américaines ont débarqué nuitamment à l’aéroport de Dakar, des hommes et de l’armement militaire.


il s’agit en effet d’officiers américains, français et nigérians. il y a le Général William Ward de Africom accompagné du sergent chef James Roy du 10e régiment des Marines de la Caroline du Nord. A eux, s’ajoute le capitaine de vaisseau Gilles Rodrigues de l’ambassade de France au Nigeria. puis le vice-amiral Nigérian Dicko. Ces hommes sont arrivés à Dakar à bord de deux avions de transport de troupes de l’Us air Force. Ils avaient avec eux, des soldats tous de peau noire. Visiblement, il s’agit de mercenaires qui ont été positionnés à Dakar. Ces chiens de guerre sont de nationalités éthiopiennes et djiboutiennes. Ils sont basés là-bas pour une formation en vue d’intervenir militairement en Côte d’Ivoire sous le couvert de l’Ecomog.Vu que la plupart des pays de la Cedeao ne sont pas chauds pour une intervention militaire en vue d’attaquer la Côte d’Ivoire. Au dernier moment, l’officier français, le capitaine de vaisseau Gilles Rodrigues et le vice-amiral nigérian sont retournés à Lagos. Laissant à Dakar, le reste des hommes et l’armement stationné à l’aéroport militaire de Dakar. Ainsi va la France de Sarkozy dans son entêtement à déclarer la guerre à la Côte d’Ivoire.

vendredi 7 janvier 2011

Crise postélectorale en Côte d'Ivoire : Mbeki avertit "une intervention militaire entraînerait inévitablement la guerre civile"



L’ancien Président sud-africain, Thabo Mbeki, est formel : l’usage de la force au lieu de résoudre la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, ne fera que l’envenimer. Dans une interview accordée, le 4 janvier dernier, à la chaîne sud-africaine South African Broadcasting Corporation (Sabc), le premier émissaire de l’Union africaine (Ua) a mis en garde contre toute intervention militaire. «Je pense que cela est dangereux parce que pouvant conduire le pays, de mon point de vue, vers la guerre civile. Toute intervention de ce type entraînerait inévitablement la guerre civile», a-t-il confié.

Thabo Mbeki s’oppose ainsi à l’option militaire qu’envisage la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) pour installer au pouvoir Alassane Ouattara et à l’opération commando que sollicite le président du Rdr pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir. L’organisation sous-régionale et les autres institutions internationales (Union africaine, Union européenne, Onu) ne reconnaissent que les résultats… provisoires et hors délai de la Cei qui donnent Alassane Ouattara vainqueur du scrutin; elles refusent, par conséquent, ceux… définitifs pourtant du Conseil constitutionnel qui donnent la victoire à Laurent Gbagbo, le Président sortant.

Après un séjour de 48 heures en Côte d’Ivoire (les 5 et 6 décembre dernier) à la demande de Jean Ping, président de la Commission de l’Ua, Thabo Mbeki avait annoncé les couleurs de la résolution par voie politique ou diplomatique de la crise. «Je voudrais lancer un appel, au nom de l’Union africaine, à toutes la classe politique et l’inviter à la paix. Il faut faire en sorte de préserver la paix et de donner une marge de manœuvre aux millions d’Africains, d’organisations africaines qui sont disposées à venir aider la Côte d’Ivoire pour résoudre la crise. Il ne faut pas s’engager dans des conflits qui pourraient mettre en péril la paix», avait-il averti à son départ d’Abidjan à l’issue de ses rencontres avec tous les protagonistes de la crise (Cf. Fraternité Matin n°13.824 du 7 décembre 2010). «C’est cela notre point de vue que la seule voie qui s’offre aux leaders ivoiriens, c’est de s’asseoir et trouver une solution politique. Quelle que soit la nature de cette solution, ils doivent la négocier», a-t-il renchéri sur la Sabc.

Thabo Mbeki est sur la même longueur d’ondes que les autorités de son pays. Le 28 décembre dernier, le gouvernement sud-africain invitait les parties ivoiriennes en conflit à mettre l’intérêt du peuple au-dessus de leurs différends et à immédiatement entamer le dialogue. Le successeur de Nelson Mandela est au fait de la crise politico-militaire ivoirienne et connaît bien l’environnement et le microcosme politique ivoiriens. En novembre 2004, alors qu’il était en mission en Côte d’Ivoire pour le compte de l’Ua, il a vécu en direct les affrontements entre les Jeunes patriotes et les soldats français de l’opération Licorne, assisté à la destruction au sol de tous les aéronefs militaires ivoiriens après le bombardement, dans des circonstances jamais élucidées, du cantonnement militaire français à Bouaké. Cerise sur le gâteau, c’est sous son inspiration, en tant que médiateur de l’Union africaine que les rebelles avaient récusé, que le dialogue direct inter-ivoirien a été engagé avant d’aboutir à la signature de l’Accord politique de Ouagadougou (Apo), en mars 2007 dans la capitale burkinabé, entre Laurent Gbagbo, Chef de l’Etat, et Soro Kigbafori Guillaume, secrétaire général de la rébellion armée. Il revient cette année encore à la charge pour avertir que quiconque propose le dénouement de l’impasse politique par la force militaire serait en train de suggérer le massacre des populations civiles en Côte d’Ivoire. Il ne prêche pas dans le désert. Son message intervient au moment où, par sa proposition du comité d’évaluation, Laurent Gbagbo tend la main du dialogue à son adversaire Ouattara pour une résolution pacifique de la crise.

jeudi 6 janvier 2011

Préparation de l’opération ‘’Code d’honneur’’, voici pourquoi Ouattara dit qu'il sera bientôt au pouvoir.



Des hommes de l’ombre, membres d’unités spéciales d’infiltration et d’exécution pour le compte de la France ont mis pied en Côte d’Ivoire. Ils s’activent pour la mise à exécution de l’opération baptisée « pour l’honneur » ou encore «code d’honneur ». Tout sur le dernier Baroud d’honneur de la France en Côte d’Ivoire…Confidences de français vivant en Côte d’Ivoire sur l’attaque imminente que préparent les dirigeants de leur pays d’origine, afin de mettre fin au régime de Laurent Gbagbo.

Cirrus sur Abidjan! Des langues se délient au sein de la communauté française vivant à Abidjan. Depuis quelques jours, des Français témoins de ce qui se prépare contre le pouvoir et même contre la personne de Laurent Gbagbo, actuel Chef d’Etat ivoirien, n’ont cessé d’attirer l’attention des autorités en place. Ils ont alors décidé de se confier, « afin que soit mis au grand jour » l’opération expéditive en préparation en Côte d’Ivoire et que le peuple ivoirien en soit informé», avouent-ils, lors des échanges avec eux.

Les révélations et confidences de français vivant à Abidjan
Les témoignages ont été recueillis quelque part à Abidjan, capitale économique ivoirienne et ont été livrés par des Français, vivant en Côte d’Ivoire depuis des années. Ils y ont fait fortune. Ils ont décidé de se confier. « Nous avons décidé d’alerter les autorités ivoiriennes et le monde entier sur ce qui se trame dans l’ombre sur le compte du peuple ivoirien ».

Pour ces ressortissants français, la France est sur le point de mettre à exécution son plan savamment préparé, depuis le premier tour de l’élection présidentielle. Un plan visant d’une part à exécuter des personnes du sillage du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo et d’autre part, à déclencher une situation de chaos en vue d’extrader celui-ci vers une destination inconnue. Mais ces français, compatriotes de Nicolas Sarkozy, président de la République française s’opposent à un tel projet.
Au nombre de quatre ce jour-là, l’air grave et refusant pour la circonstance tout appel (car ils ont fermé leurs téléphones portables) ces ressortissants français très au fait du « coup spectaculaire », imminent ont confié avoir alerté le pouvoir Laurent Gbagbo, sur la nature du commando présent à Abidjan. «Ils sont dans nos murs. Des unités spéciales de la terreur sont à Abidjan. Le temps presse. Si rien n’est fait, dans les jours qui suivent, la Côte d’Ivoire sera un champ de bataille», laissent-ils attendre. « Nous sommes autant menacés que les Ivoiriens. Il faut réagir vite », estiment-ils avant de livrer quelques indications sur les tueurs en embuscade

« C’est depuis la fin du second tour de la présidentielle en novembre 2010 que nous ne manquons, et cela chaque jour, de dévisager des éléments de plusieurs unités des forces spéciales membres de commandos des missions et autres expéditions, à Abidjan », lancent-ils d’emblée. Et de poursuivre : « Au sein de l’armée française, il existe des sections pour des opérations précises et urgentes. Ce sont des éléments de ces forces spéciales que nous avons identifiés au sein des populations, ici à Abidjan. Ce qui veut dire qu’il y a danger », indiquent ces français qui soulignent être des Ivoiriens dans l’âme.

« Nous avons fouiné et découvert qu’il y a actuellement trois sections du Centre des Opérations Spéciales, le COS. C’est une force de massacre. Ses éléments ne font pas de renseignements, ils tuent. C’est le COS qui a fait le sale boulot en Algérie. Ce sont des grenadiers voltigeurs. C’est une force spécialisée dans les combats urbains. Elles sont composées de 33 éléments par sections des six groupes parlant toutes les ethnies de Côte d’Ivoire.
Nous tenons à faire remarquer que ce sont des éléments spécialisés dans l’infiltration, l’extraction et l’élimination. Nous vous confions que la présence du COS à Abidjan est inquiétante et représente une réelle menace pour les populations. Parce que le COS n’est pas une force conventionnelle », insistent-ils.

« Cette unité spéciale, une idée de De Gaule est très active aujourd’hui. Car il s’agit pour ceux qui la composent de mourir pour le drapeau. Ils ont pour particularité d’apprendre et de parler plusieurs langues. Ceux qui sont actuellement en Côte d’Ivoire parlent parfaitement les ethnies ivoiriennes. Ils sont fondus au sein des populations et vivent actuellement avec elles. Ils se font passer pour des pêcheurs, marins ou des maçons et vivent ou marchent en double. Ils sont pour la plupart des noirs. Plusieurs d’entre eux qui étaient en Irak ou en Afghanistan ont été sélectionnés pour la mission en Côte d’Ivoire ».

Dans la phase finale de l’exécution de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, confient-ils, le COS sera appuyé par plusieurs autres unités des forces spéciales françaises qui sont trempées dans la chute de plusieurs régimes que Paris ne voyait pas d’un bon oeil: «Il y a actuellement des éléments du 3è Régiment Parachutiste d’Infanterie Marine, le RPIM. Des éléments du 3è Régiment Etranger d’Infanterie, le REI basé en Guyane, ils ont leur quartier à Dakar. Il y a également ici, à Abidjan, le 6è Régiment d’Etranger du Génie, le REG. Ses éléments sont spécialisés dans la destruction et la reconstruction ; ils sont basés à Rouen en France »..

«Assassinats de français programmés… »
La Côte d’Ivoire a été déclarée zone 3 : « C’est-à-dire que ce pays a été déclaré zone en attente d’attaque. Deux croisières et des porte-avions sont en route pour la Côte d’Ivoire. Depuis une semaine nos parents présents au sein des forces spéciales nous recommandent de quitter la Côte d’Ivoire pour le Ghana », indiquent ces français et de poursuivre : «Toutes ces forces spéciales ont décidé de procéder par des intimidations. Puis pousseront à des embuscades aux forces onusiennes, ce qu’ils ont déjà entrepris avec des provocations des casques bleus. C’est déjà constaté dans les différentes villes.
Il faudra être très vigilants… Ils veulent commettre des assassinats contre des ressortissants français pour faire porter le chapeau aux forces de défense ivoiriennes. Or, tuer un français c’est déclarer la guerre à la France. Le COS utilise actuellement les renseignements de la Licorne qui a partagé Abidjan en 10 zones de combats et de rapatriement des ressortissants français ».

Toujours selon ces français, un avion américain, ‘’Apach Hawack’’, un bombardier serait depuis plusieurs jours positionné au-dessus de la Côte d’Ivoire. Avec pour mission de localiser les positions des soldats ivoiriens ou des manifestants qui iraient contre des intérêts français. « Lors de l’attaque, il projettera des bombes en papier comme cela s’est passé au Kossovo, dans les Balkans.
Grâce aux marquages par des transpondeurs et compteurs que les éléments des forces spéciales continuent de poser à travers la ville d’Abidjan. Ces bombes provoquent une onde de choc dans un cercle de 2 kilomètres qui fait tomber tout humain dans un étourdissement qui dure au moins cinq minutes. Mais, pour que la victime retrouve toute sa lucidité, il lui faudra au moins trois à quatre jours », révèlent-ils

Au sortir de ce tourbillon chaotique, poursuivent ces français, « avec une attaque rapide prévue, ces forces spéciales envoyées par Sarkozy auront eu le temps de se saisir du Président Laurent Gbagbo pour le conduire hors de la Côte d’Ivoire. Nos sources au sein de ces forces nous rapportent que la destination prévue pour accueillir le chef de l’Etat Laurent Gbagbo est une île entre la Floride aux Etats unis d’Amérique et Bermudes pour accueillir la famille du Président. Pour un exil d’oré…. ». Ce qui pourrait certainement expliquer l’information récurrente de demande d’exile du Président Laurent Gbagbo auprès du Président américain Barack Obama

«Une liste de 18 personnes à exécuter…»
« Dans leur plan diabolique, il y a une liste de 18 personnes à éliminer dont 5 généraux de l’armée ivoirienne. Il n’est point question d’éliminer physiquement le Président Laurent Gbagbo. Mais, le contraindre à l’exil. Il s’agit plutôt, pour les tueurs de Nicolas Sarkozy, d’éliminer en priorité, Charles Blé Goudé. C’est lui que l’Elysée redoute le plus en Côte d’Ivoire. Il est très populaire et charismatique. Il est perçu par Paris comme celui qui est capable de mettre à mal les actions de terrain des forces en présence. Ceci avec des appels aux soulèvements populaires ». Pour ces français, auteurs de cette attaque en vue, il n’est point question d’échec. « Toutes les chancelleries internationales savent ce qui se prépare. Et elles suivent attentivement la préparation de l’opération », confient-ils.

«Mais nous refusons que cela se passe ainsi. Aujourd’hui tous les français qui ont fait des déclarations pour soutenir la légalité constitutionnelle en Côte d’Ivoire en reconnaissant l’élection de Laurent Gbagbo sont menacés. Nous nous sentons frères des Ivoiriens », soulignent nos informateurs avant de noter un autre volet spirituel du complot. « Nous savons que ce qui se passe en Côte d’Ivoire est une histoire de confrérie. La Rose Croix, la Franc maçonnerie, le Feu Ardent, le 5è Œil, Couleur pourpre, dont sont membres la plupart des membres de la hiérarchie militaire. Ce sont elles qui veulent décider de ceux qui doivent diriger ici en faisant croire au peuple qu’il est libre de se choisir un président »

« Paris nous traite de rebelles »
Pour ces confidents français, les USA soutiennent Sarkozy parce qu’il leur a fait croire que Laurent Gbagbo a organisé la confiscation du pouvoir, grâce aux preuves qu’auraient fournies les services secrets français avec le soutien de certains services secrets étrangers en Côte d’Ivoire. « C’est pourquoi les Usa soutiennent Alassane Ouattara. Aujourd’hui les ressortissants des pays occidentaux ont progressivement quitté à plus de 90 % la Côte d’Ivoire sur le nombre qu’ils ont été par le passé. Il ne reste en majorité que près de 16.800 français. Et l’Elysée nous traite de rebelles. A l’heure où nous vous parlons, nous n’avons plus accès aux services de paieries. L’ambassade a bloqué nos comptes.
Les autorités françaises veulent que nous rentrions en France. Or nous refusons de quitter la Côte d’Ivoire. Nous avons reconstruit nos vies passés les évènements de novembre 2004. Sarkozy veut que nous rentrions pour nous reverser l’équivalent de 300.000franc Cfa.
Pourtant, nous gagnons mieux nos vies ici en Côte d’Ivoire parce que nos affaires ont repris depuis belles lurettes. Il faut que la police diplomatique s’active sur la trace des éléments du Centre des Opérations Spéciales. Si elle parvient à mettre la main sur un seul de ses éléments la Côte d’Ivoire évitera les massacres », ont invité ces Français avant de prendre congé de nous. Tout en indiquant être prêts à œuvrer à mettre en état de nuire les forces françaises présentes sur les bords de la lagune Ebrié
Hervé Makré

samedi 1 janvier 2011

Pour financer sa campagne en France - Sarkozy détourne 20 milliards de Fcfa dans une banque africaine



Le 31 décembre 2010 par le Temps - Pour financer sa campagne à la présidentielle en France en 2007, Sarkozy a actionné son ami Bongo pour piller 20 milliards de Fcfa à la Beac.

Sale temps pour le donneur de leçons rattrapé rapidement par son passé très sombre. Le Président français, Nicolas Sarkozy est au centre de l’un des plus grands scandales de la mafia françafricaine. En tout cas, pour financer sa campagne pour la présidentielle en France en 2007, il ne s’est pas posé de question. Il avait quand même avec lui, feu Bongo qui a régné sur le Gabon comme un véritable propriétaire terrien. L’ex-vieux Président gabonais, bien aimé par la France pour le pillage des ressources de son pays, ne se gène pas à son tour. Il y a la Beac (la Banque des Etats de l’Afrique centrale), l’équivalent de la Bceao qui est quasiment sa propriété privée. N’est-ce pas le Gabon qui y nomme le Gouverneur, même si le siège est au Cameroun ! Il intime donc l’ordre au Gouverneur, Philip Andzembé qu’il a fait nommer, de mettre à sa disposition, la bagatelle de 30 millions d’euros. Soit un peu plus de 20 milliards de Fcfa. Une véritable fortune qui pouvait pourtant construire autant d’Universités dans plusieurs Etats de l’Afrique centrale. Après ce braquage bien huilé, tout le pactole est mis à la disposition de papa Bongo qui se sert bien, avant de faire la passe à ses amis parisiens. Une bonne partie du butin atterrit alors dans l’Hexagone. D’abord à l’Elysée, chez le vieux Chirac au crépuscule de sa carrière. Mais celui qui compte pour Bongo, c’est Sarkozy, le candidat le plus sérieux à la succession de Chirac. Il faut vite l’avoir dans sa poche. Pour financer sa campagne, Sarkozy reçoit une grande partie de cet argent pourtant volé dans une banque appartenant à des pauvres pays africains. Entre les discours et les actes, il y a un grand fossé chez Sarko. Du coup, ses rhétoriques sur la bonne gouvernance perdent toutes leurs valeurs. Car profondément entachées d’hypocrisie et de mensonges. On voit pourquoi, à son investiture comme candidat de l’Ump, il y avait la fille de Bongo, mais aussi le ministre gabonais de l’Economie. Outre Sarkozy, la gauche française qui se donne des dehors moralisateurs a empoché une bonne partie de cet argent. Lorsqu’il s’agit de l’Afrique, les clivages idéologiques s’estompent rapidement à Paris. Socialistes, droite et autres entonnent à l’unisson l’hymne du pillage du continent noir. Depuis, cette information livrée par le très sérieux site américain, Wikileaks est reprise par l’ensemble des grandes publications européennes. « L’information a été fournie quatre jours après la mort du Président gabonais, en juin 2009 par un haut fonctionnaire de la Beac à un diplomate de l’ambassade américaine au Cameroun. » Ecrit à cet effet, le confrère français L’Express.fr. On peut deviner aisément pourquoi Gbagbo donne des céphalées à Sarkozy. C’est un empêcheur de voler. Paris sait qu’avec lui, elle ne peut pas piller comme elle le veut, les ressources de la Côte d’Ivoire. Un voleur ne pouvant que s’associer à un autre voleur, le choix est vite fait pour Sarkozy. En Afrique centrale, la Beac semble être une propriété privée du clan Bongo. Après cet autre scandale, le Gouverneur Philip Andzembé a logé plus de 250 milliards de Fcfa dans un placement à haut risque à la banque française, Société générale, présente en Côte d’Ivoire avec la Sgbci. Evidemment, la banque a participé à ce pillage. Un peu plus tard, le clan Bongo remet le couvert. Ne dit-on pas que le criminel revient toujours sur le lieu du crime. Cette fois, c’est un peu plus de 17 milliards qui seront encore volés dans les caisses de la Beac. Et là, le fils Ali Bongo aura sa part du gâteau. Alors qu’il était en ce moment, ministre de la Défense de papa. Ainsi va l’Afrique telle que la veut l’Elysée, loin des discours officiels. Heureusement qu’il y a aujourd’hui, une nouvelle classe de dirigeants pour dire non à ces pratiques de Paris qui font des ravages sur le continent.

Guéhi Brence